Le domaine vignoble de Château Margaux

Au fil des siècles

... son oeuvre

... son oeuvre

En 1977, André Mentzelopoulos est un précurseur.

Les vins de Bordeaux sortent d’une grave crise économique et qualitative; les investisseurs ne s’intéressent pas aux crus classés et les propriétaires n’ont pas les moyens de valoriser leurs terres.

André Mentzelopoulos, en véritable anticipateur, investit massivement sans espoir de rentabilité immédiate et dans un marché encore morose, quelques années avant le nouvel âge d’or bordelais de la fin du XXème siècle.

Son action est spectaculaire; dans le vignoble, avec le drainage, les replantations... dans les chais, sous la supervision passionnée de l’œnologue Emile Peynaud, avec la réintroduction du Pavillon Rouge et l'augmentation considérable de la sélection, l’élevage en barriques neuves, la planification - une prouesse technique - du premier grand chai enterré de la région, la redéfinition du Pavillon Blanc... dans le château et ses dépendances, sous le contrôle des inspecteurs des Monuments Historiques-Margaux est classé- et avec le concours du célèbre décorateur Henri Samuel - le réalisateur des salles françaises du 18ème siècle au Metropolitan de New York - la reconstitution du patrimoine architectural et le réaménagement intérieur; tout cela dans le respect des anciennes structures et dans le but obstiné de permettre au terroir d’exprimer ses fabuleuses qualités.

Le millésime 1978 de Château Margaux est immédiatement salué comme exceptionnel, preuve de l’efficacité et de l’ampleur de l’œuvre d’André Mentzelopoulos.

Il décède en 1980, trop tôt et trop vite pour jouir de la renaissance de son Château Margaux; aucun propriétaire n’aura joué un rôle aussi profond, et en aussi peu de temps, dans l’histoire pourtant séculaire de Château Margaux.